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 rencontre dans les bois (pv mordred gleorén)

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MessageSujet: rencontre dans les bois (pv mordred gleorén)   Lun 30 Jan - 17:41

rencontre dans les bois
« avec mordred gleorén »
La nuit était claire, le ciel nullement obstrué par un quelconque banc de nuages. La lune, dans toute sa splendeur, resplendissait, parfaitement ronde, illuminant la nuit de sa pâle clarté. Perché sur la plus haute branche d'un vieux frêne, un corbeau se tenait, immobile. De ses yeux noirs, il observait les montagnes qui semblaient découper l'horizon de leurs cimes irrégulières. Les Monts Cendrés se dressaient, menaçants, sombres, obscurs, présages de Mal et de destruction. C'était à ses pieds que s'était déroulée la bataille de Dagorlad, dont les vestiges subsistaient en la forme du Marais des Morts. Un lieu maudit, que toute personne sensée évitait comme la peste en personne. Lâchant un croassement strident, qui déchira le silence de la nuit, l'oiseau à la robe aussi noire que le charbon s'envola, faisant frémir la branche sur laquelle il était posé quelques instants plus tôt.

Debout sur une petite colline, au milieu d'un petit bosquet, se trouvait une silhouette, qui à part aux yeux d'un Elfe, ne serait qu'une ombre parmi tant d'autres. Les yeux d'un bleu pur suivirent l'oiseau, dont le vol rapide et silencieux lui permit de rapidement quitter les environs, sûrement pour rejoindre son nid, ou pour chasser quelque proie qui passerait par là. Lorsqu'il cessa de regarder le corbeau, Thalion fils de Legolas, se concentra sur ce pourquoi il était dans les environs. Depuis que Khazad avait été aperçu entrant en Mordor, les choses s'activaient, avec l'entrée de troupes haradrimes dans le Noir Pays. Normalement accompagné d'une patrouille d'une vingtaine d'autres Elfes de la Forêt Noire, Thalion était cette fois-ci venu avec, pour seule compagnie, Gaelegrin, fils d'Asfaloth, la monture de Glorfindel. Sachant parfaitement que son cheval ne bougerait pas tant qu'il ne serait pas appelé, Thalion se mit en marche. Son pas était silencieux, comme celui de tout Elfe de la Forêt Noire, ses yeux repérant le chemin à prendre pour qu'aucune brindille ou feuille morte de trahisse sa présence. Tel une ombre, il glissa entre les arbres, parfaitement à l'aise, si bien que même les animaux qui dormaient dans leurs repaires ne remarquèrent pas son passage.

Depuis une nuit et un jour, Thalion suivait ce qui lui semblait être un Haradrim. Ou du moins, il le déduisait venir des contrées orientales, car ses habits n'étaient visiblement pas faits en Gondor, ni même en pays du Rohan. De plus, certains détails de ses vêtements lui rappelaient les soldats de Harad qu'il avait vu de ses propres yeux entrer en Mordor pendant ses patrouilles dans les environs. En temps normal, le fils de Legolas aurait continué sa patrouille en prenant soin d'éviter cet inconnu, mais le fait qu'il soit seul l'intriguait. S'il s'agissait effectivement d'un homme de Yérock, jamais il ne se serait retrouvé tout seul, mais plutôt en compagnie du reste des troupes. De plus, il ne voyageait pas vraiment comme un soldat en mission, mais comme un rôdeur, un vagabond. Que faisait-il, où allait-il ? Pourquoi ? Autant de questions auxquelles Thalion voulait réponses.

Sachant parfaitement où se trouvait l'inconnu, Thalion décrivit un large arc de cercle pour approcher l'homme dans le sens du léger vent qui passait sur le bosquet. Ainsi, la monture de l'inconnu ne risquait pas de sentir son odeur, et ainsi de trahir la présence de l'héritier de Thranduil. Bientôt, les oreilles légèrement pointues de Thalion captèrent les sons du cheval en train de boire au petit ruisseau d'eau fraîche. Entre les branchages, l'Elfe aperçu ensuite l'homme, qui attendait visiblement que sa monture prenne un peu de repos. Parfait. N'étant pas connu pour sa patience, Thalion décida de s'approcher : le moment était venu de discuter un peu avec cet homme. Car s'il avait eu l'occasion de le faire nombre de fois, le fils de Legolas avait tenté de faire preuve de retenue, mais sa curiosité avait fini par prendre le pas sur la prudence. De toute façon, qu'avait-il à craindre ? Son maître d'armes n'avait-il pas été Legolas en personne ? Et d'après les paroles de ce dernier, son fils s'était montré excellent élève. Sentant le poids de ses deux lames sur son dos, Thalion continua à avancer entre les arbres, un ombre parmi les autres, invisible aux yeux de l'homme. Il avait laissé son arc sur l'harnachement de son cheval, car il savait qu'en cas de danger, il pourrait aisément fuir entre les arbres qui peuplaient le bosquet, et que le viser avec un arc, alors que la nuit était tombée, était impossible.

« Que fait un Hadadrim seul, si près du Mordor, où se trouvent nombre des siens ? » S'étant approché à deux mètres, l'Elfe apparut derrière un arbre à l'écorce sombre et rugueuse. Il n'y avait pas de doute quant à son apparence, il était bien elfique : ses oreilles allongées et pointues, ses traits fins, ses yeux bleus. Ses habits non plus ne laissaient pas la place au doute : d'un mélange de bruns et de verts, ils lui permettaient de parfaitement se camoufler : sans oublier la connue cape des Elfes, qui selon les légendes, avait permit à Frodon et son fidèle compagnon, Sam, de se tenir cachés à quelques centimètres seulement de soldats de Harad. Le ton utilisé par Thalion n'était nullement agressif, et aucune menace ne s'y trouvait cachée. Il avait parlé de manière franche et curieuse, tandis que son visage n'exprimait rien d'autre que de l'étonnement, même si l'Elfe savait ce qu'il allait trouver ici depuis qu'il avait commencé à suivre la trace de cet inconnu.
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MessageSujet: Re: rencontre dans les bois (pv mordred gleorén)   Jeu 2 Fév - 11:56

Il y avait un certain éclat dans le ciel, certes pas tout à fait naturel quoique l'on n'en dise, mais assez perçant pour qu'il ne noie pas son pied dans l'eau marécageuse. Il n'était pas de petite nature, mais trouvait déjà désagréable l'idée qu'à quelques pas, les morts le regardaient aveuglément. La présence de Sahdek toutefois apaisait les tensions latentes, quoique le cheval n'avait pas non plus l'air enchanté par le marais qu'ils empruntaient. Mordred n'avait pas l'habitude de l'humidité, trop habitué à la chaleur désertique de l'Harad, emmitouflé dans ses foulards épais et le cuir bouilli qui le protégeaient du climat grincheux. Ici le ciel était bas et lourd, encombré par des nuages qui semblaient ne jamais laisser passer la lumière du soleil et de la lune. La mort était partout, dans l'eau, sur la terre. A croire que tout semblait vouloir crever, ici. Le croassement d'un corbeau le fit légèrement ciller, et le brun jeta un regard peu affable par dessus son épaule, mais il n'y avait rien d'autre que lui et la verdure nauséabonde qu'il traversait. Relevant l'étoffe sombre sur son nez pour ne plus avoir à souffrir de l'odeur, il pressa le pas, décidé à ne pas faire de pause avant d'avoir rejoint l'épais bois qui se dessinait sur l'horizon. Entre une nuit sous les arbres ou sur la roche qu'il apercevait plus à l'est, le choix était fait.
Tirant sur la rêne de le bête qui le talonnait, Mordred s'arrêta pour saisir l'épaisse cape qu'il avait auparavant fait tenir entre les lanières de la selle et s'en recouvrit. Il releva sa capuche et eut une pensée pour son armure restée dans le campement près de Barad-dûr, lourde mais retenant la chaleur corporelle. Elle lui aurait été profitable, dans cet endroit.

Les désirs d'émancipation de Mordred avaient toujours existé. Il n'était pas un esprit qui savait être maté, aussi ne savait-il pas se tenir à carreaux. Enfant déjà, seul Mareg savait comment le tenir en laisse pour qu'il n'ait pas l'affront de manquer à ses leçons quotidiennes. L'instruction, disait-on, faisait mauvais soldat mais fin meneur. Il n'en avait pas forcément l'envie. Ou déjà moins que son cousin. Il n'appréciait pas non plus la compétition, cherchant la victoire seulement si elle participait à ses fins et, d'un côté, il n'était pas si lâche que l'on le prétendait : ses victoires contre ses pairs témoignaient notamment de la rage qui l'animait lorsque l'on savait comment s'y prendre.

L'Haradrim n'était pas connu pour sa convivialité, ni pour son altruisme. Il préférait aux banquets la fraîcheur de la solitude, sous le vent du désert, l'astre lunaire comme seul compagnon de fortune, s'instruisant de laies et d'histoires, de langues qu'il peinait à distinguer les unes des autres. Et combien de fois s'était-il endormi hors de ses draps de soie, ses coussins brodées et les senteurs épissées et fortes, caractéristiques du peuple chez les nobles gens. Aussi, Mareg ne devait pas être trop inquiet de la disparition de son bien aimé cousin, et Mordred lui confiait la bienheureuse tâche de général. Il n'en voulait guère pour le moment : trop de choses avaient été racontés sur cette partie de la Terre du Milieu, et il voulait voir Minas Tirith, la chaîne de montagnes des Monts Brumeux, la forêt des Elfes qui s'en étaient allés vers des Terres Immortelles, les vastes plaines du pays du Rohan et Fangorn car il avait plus d'estime pour les arbres qu'envers ses compagnons humains. Alors que ses pieds s'enfonçaient de moins en moins dans la terre vaseuse des marécages et que le sol n'était plus aussi meuble, il grimpa derechef sur Sahdek et le talonna avec empressement.



...bien qu'ici en fin de voyage je sois
dans les ténèbres profondément enfoui,
au-delà de toutes les tours fortes et hautes,
au-delà des montagnes escarpées
au dessus de toutes les ombres vogue le Soleil
et les Étoiles à jamais demeurent :
je ne dirais pas " le Jour est fini ",
je ne ferais pas aux Étoiles mes adieux.


Mordred ferma les yeux un instant, laissant sa main demeurer sur le pommeau de son épée, écoutant tranquillement le cheval reprendre des forces, le nez dans le fin ruisseau où il s'était au préalable lui même désaltéré pendant de longues minutes. Il observait à travers le ciel fin des feuilles le soleil décliner à l'horizon, laissant un corbeau, peut-être le même que dans les marais, donner une longue sérénade à la nuit de son lugubre chant qui enveloppait l'homme d'un linceul agréable. S'asseyant sur un tapis de lichens, le soldat soupirait silencieusement en abordant du regard les alentours. Pas un bruit, le silence coupé par la respiration de la bête qui l'accompagnait. Il s'apprêtait à dépecer le maigre lapin qu'il avait réussi à tuer quelques heures plus tôt, palliant ainsi à la faim dont il souffrait, lorsque la voix retentit. Fraîche, elle n'avait rien de menaçante. Seul ses propos le tenaient en alerte. L'Haradrim releva la tête, lâchant la bête morte et glissa sa main contre son épée alors qu'il avait appesantit un regard sombre sur la créature devant lui. Grand et élancé, il avait une peau glabre et blanche, des cheveux d'un blond d'or et l'air vif. Il n'avait pas eut besoin d’apercevoir ses oreilles pour se rendre compte qu'il avait en face de lui un Elfe. Un ennemi. Depuis combien de temps était-il ici ? Pour quelles maudites raisons connaissaient-ils ses origines ? Mordred était bon bretteur, mais contre un être sylvestre, peut-être ne faisait-il pas le poids.

Alors il se leva, sans répondre, le visage neutre. L'Haradrim n'a que peu de chose à répondre à un Elfe tout aussi loin de son peuple et tout aussi proche du Mordor que lui. souffla t'il en réponse, avisant derrière l'inconnu une possible menace; celle d'un groupe qui préférait rester dans l'ombre. Jugeant rapidement qu'il était venu seul, Mordred, sans lâcher le pommeau de son épée, s'était derechef assit. Je ne fais que.. vagabonder. Cela dit j'admire votre opiniâtreté, maître Elfe. finit-il par rétorquer sans le lâcher du regard. Mais derrière son assurance, il ne cachait pas son étonnement. Car par delà les terres, en plein désert et sous la fournaise, les Hommes ne côtoyaient pas les Elfes. C'était la première fois qu'il en apercevait, alors.
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MessageSujet: Re: rencontre dans les bois (pv mordred gleorén)   Ven 3 Fév - 13:24

L'inconnu n'avait visiblement par vu ni entendu arriver l'Elfe, car dans sa surprise, il lâcha le lapin qu'il tenait dans ses mains sur le sol. L'animal était maigre et peu charnu, preuve qu'aux alentours du Mordor la vie n'était pas facile, même pour un pauvre lapin. Par contre, la main de l'homme se dirigea immédiatement vers son épée, comme s'il craignait de devoir user de l'acier contre Thalion. Mais ce dernier n'était pas venu pour se battre ni pour tuer cet étrange inconnu : après tout, si le fils de Legolas l'avait vraiment voulu, ce qu'il prenait pour un Haradrim serait déjà cadavre, une flèche entre les deux yeux, ou en plein coeur. L'Elfe était plus curieux qu'autre chose, et il était connu des siens comme étant impétueux, curieux de nature, bien moins "sage", ou patient, que beaucoup d'autres Elfes.

« L'Haradrim n'a que peu de chose à répondre à un Elfe tout aussi loin de son peuple et tout aussi proche du Mordor que lui. » Le visage du Haradrim ne trahissait aucune émotion, preuve qu'il se maîtrisait parfaitement. Malheureusement, il n'avait pas tord : Thalion était loin de la Forêt Noire, des siens. Un vent de nostalgie s'empara de lui, et l'espace d'une fraction de secondes, Thalion revait qu'il se trouvait entre les grands arbres ancestraux de sa forêt, à tout simplement écouter les douces mélodies de la nature. Ou que le son clair des armes s'entrechoquant résonnaient, tandis que son père et lui échangeaient coups plus rapides et astucieux les uns que les autres. Ces temps lui manquaient terriblement, et son coeur se serra à la pensée de Legolas, si loin, alors que ses conseils pourraient venir à manquer pendant les temps sombres qui approchaient. Car oui, Thalion arrivait à le sentir : l'obscurité grandissait de nouveau, les Elfes le sentaient. C'était pour ça que nombreuses étaient les patrouilles qui surveillaient les alentours du Mordor, afin de se préparer au pire. Le pire ? Personne ne savait de quoi il en retournait, mais dans le doute, mieux valait se tenir prêts.

« Cela dit j'admire votre opiniâtreté, maître Elfe. » De nouveau assit, bien que toujours la main sur le pommeau de sa lame, l'homme de Harad continua de fixer l'Elfe, comme s'il espérait trouver dans les yeux bleus une quelconque réponse. Peut-être se demandait-il ce qu'un être du royaume sylvain faisait ici, si près d'une terre pour eux maudite ? Jugeant qu'il n'y avait, pour l'instant du moins, aucun danger provenant du Haradrim, Thalion prit place sur une racine solitaire qui jaillissait du sol, l'Elfe était néanmoins prêt à attraper ses lames au moindre signe de menace. D'ailleurs, les deux manches fins et finement gravés dépassaient de son dos, tels deux gardes avertissant d'un danger mortel. Car dans les mains de Thalion, ce deux lames, pourtant courtes et fines, devenaient, en quelque sorte, des messagères de la mort.

« Nous aimons surveiller ce qui jadis, failli causer notre perte. » Car seule la Dernière Alliance des Hommes et des Elfes permit aux peuples libres de ne pas être assujettis par Sauron. Ce dernier, depuis le Mordor, avait attaqué le Gondor, conquit Minas Ithil, et commença à étendre ses terres. Ce ne fut qu'en l'an 3430 du Second Âge que Gil-Gald mena l'offensive, et que l'armée de l'Alliance avancèrent jusqu'à Barad-dûr. Là périrent Anárion, Gil-galad et Elendil, mais après sept ans, le siège prit fin quand Isildur destitua l’anneau du doigt de Sauron. D'après les histoires, l’armée de la Dernière Alliance fut la plus grande et la plus glorieuse qu’ait vu la Terre du Milieu depuis la marche de l’armée du Valinor contre Morgoth à la fin du Premier Âge. Personne ne pouvait tenir face à Narsil, l’épée d’Elendil, et Aeglos, la lance de Gil-galad. Cela rappelait à Thalion les récits de la Guerre de l'Anneau, dont on disait qu'Aragorn, Legolas et Gimli étaient capables d'anéantir une petite armée d'Orcs à eux seuls.

« Car des rumeurs courent. » Marquant une petite pause, Thalion le temps de choisir les bon mots. « J'ai entendu dire que des soldats de Harad seraient entré en Mordor. » Ce que les Elfes savaient depuis quelque temps déjà, mais Thalion ne pouvait pas tout dévoiler à ce parfait inconnu. Mais s'il était effectivement haradrim, il le savait déjà. Les Elfes savaient qui était le chef des Haradrims, un certain Khazad, et que de nombreuses troupes se trouvaient déjà en Mordor. Que préparaient-ils ? Une attaque contre le Gondor ? Cela semblait peut probable, car le royaume d'Eldarion possédait une armée forte, nombreuse. Et que les hommes du Rohan n'hésiteraient sûrement pas à venir en aide à leurs alliés. Sans compter sur les Elfes, qui depuis la Guerre de l'Anneau, entretenaient d'excellents rapports avec le Gondor et Minas Tirith. Seuls, les Haradrims n'avaient pas l'ombre d'une chance. Mais Khazad n'était pas stupide, et il devait préparer quelque chose, sans quoi il n'aurait pas fait le déplacement jusqu'en Mordor. « C'est pourquoi votre présence ici m'intrigue, tout simplement. »
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MessageSujet: Re: rencontre dans les bois (pv mordred gleorén)   Jeu 9 Fév - 14:44

Les Elfes sont tous partis jouir de leur immortalité, Mordred. lui avait t'on rabâché sans cesse avec cette certitude décalée qu'ont ces professeurs qui ne savent pas réellement de quoi ils parlent. Alors il ne s'était pas attendu à en voir, pas même dans les forêts de Lothlorien et que savait-il encore ? Mais parce que le hasard est joueur, sans doute fallait-il que l'Haradrim rencontre un être sylvestre aux alentours du Marais des Morts. Il cilla légèrement, un bref rictus passant sur son visage maculé de crasse - il était de notoriété public que le Mordor n'était pas un pays des plus verdoyants. Les Elfes avaient été présentés comme un peuple dangereux mais il n'était pas nécessaire de les craindre à tout prix; le temps des Hommes prenait les dessus sur tout autre chose - malgré leur mortelle et triviale condition. Mordred était bon bretteur et magnait mieux la lame que les mots, aussi, s'il restait passablement méfiant et sur ses gardes, il n'était pas particulièrement hostile. Profitant de l'instant de silence, le brun fit courir son regard sous les arbres et la lande alentours, grise et froide comme si le ciel était tombé sur les terres. Il faisait froid; le résidus d'adrénaline et la tension ne réussissait pas à réchauffer cette peau qui avait été habituée à la fournaise des déserts de l'Harad.

« Nous aimons surveiller ce qui jadis, failli causer notre perte. » Bien entendu. Mordred leva les yeux vers lui et ses dents vinrent triturer sa lèvre inférieure. Les troupes Orientales et Haradrim étaient passées par le nord du Mordor, à travers les montagnes, afin de ne pas réveiller les peuples de la Terre du Milieu. Leur chemin avait été étudié, longuement réfléchi également. Ce n'était pas l'affaire de simplement passer par la Porte Noire - qui, du reste, n'était plus que des monticules de pierres éparses où la terre était striée de longues et profondes estafilades. La majorité des soldats n'était même pas tenu au courant de leur venue en ces lieux, où rien ne fleurissait à l'instar de leur pays. Seul les hauts gradés savaient à peu près de quoi il en retournait, encore que Khazad mettait un poing d'honneur à garder la situation pour lui. Quant à Mordred, sous-général malgré lui - l'analogie familiale avait joué en sa faveur - ne savait de tout ça que les ragots que Mareg se plaisait à lui conter lorsqu'ils passaient du temps ensemble. La seule chose qu'il savait de concrète était la reconstruction de Barâd-dur, et il avait déjà pu croises les plus hauts alliés du souvenir de Sauron. Aranel était l'un de ceux là, qu'il fallait redouter autant la menace du Seigneur Noir lui même, car il était vindicatif et n'hésitait jamais à faire perdre une vie pour son propre compte.

« Car des rumeurs courent. J'ai entendu dire que des soldats de Harad seraient entrés en Mordor. » Le regard céruléen de Mordred, derechef, s'appesantit dans celui tout aussi acéré de l'elfe. Il le gratifia d'un faible sourire qui ne signifiait rien. Les rumeurs étaient le fondement de tout, par ici. Si celui-ci en avait entendu, qui d'autre avait eu vent de ces murmures ? Un léger soupir mat franchit ses lèvres, qu'il pourlécha tant elles étaient sèches par le vent, qui empourprait ses joues froides.

Allez donc vérifier ces rumeurs par vous même, ser Elfe. Je ne peux malheureusement pas donner raison à vos spéculations. le brun pencha sa tête de côté avant de saisir de nouveau sa proie inerte, qu'il dépeça avec agilité et rapidité. Il tassa de son pied les cendres naissantes qu'il avait au préalable alimentées et, quelques instants plus tard, un maigre feu vint éclairer cette partie du bois, et Mordred pu observer sans mal le visage aux traits parfaits de son vis à vis. Par les dieux, il n'avait jamais vu une telle créature et même une beauté féminine devait paraître grossière et informe à ses côtés. Il se renfrogna légèrement avant de laisser le lapin rôtir, secouant la tête sur des sourcils légèrement froncés. Quelques part, il ne mentait pas. Pas totalement. Il n'était belliqueux que par nécessité, son statut de général n'étant pas un cadeau réellement apprécié. Malgré tout, Mordred restait et resterait fidèle à ses engagements autant qu'à son peuple, qui avait trop longtemps souffert des attaques du Gondor, trop préoccuper à saigner ce qui restait des peuples du sable. La haine réciproque n'avait pu qu'être attisée.

Il recracha un os fin de la bête, avalant sans presque mâcher la viande tant son estomac réclamait. Ils restèrent ainsi, quelques instants. L'elfe avait l'air particulièrement patient lorsqu'il s'agissait d'obtenir quelque chose même d'un parfait inconnu. Que pouvez-vous craindre de peuples que les Hommes du Gondor se sont efforcer à éradiquer ? souffla t'il, presque enjoué.
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MessageSujet: Re: rencontre dans les bois (pv mordred gleorén)   Dim 12 Fév - 22:29

Le regard acéré du Haradrim alla fixer les yeux bleus de l'Elfe, montrant bien que l'Homme ne s'attendait pas à ce que Thalion soie au courant de quoi que ce soit. D'un coup de langue rapide, Mordred humidifia ses lèvres séchées par le vent qui sévissait en cette région. Bien que correctement équipée, Thalion aurait volontiers préféré un abri, quelque chose qui empêcherait le vent froid et lugubre de s’échouer contre son corps. « Allez donc vérifier ces rumeurs par vous même, ser Elfe. Je ne peux malheureusement pas donner raison à vos spéculations. » Ainsi donc, il voulait jouer la provocation ? A moins que le Haradrim ne soie effectivement au courant de rien, ce dont doutait fortement Thalion. Dans ce cas, pourquoi cacher ce "secret" ? Mais d'un côté, en y réfléchissant, le fils de Legolas comprenait parfaitement la situation de son interlocuteur : l'homme de Harad protégeait peut-être tout simplement les siens ? Car s'il s'agissait là d'un éclaireur, ou d'un truc du genre, le jeune homme ne pouvait pas se trahir, trahissant les siens par la même occasion. Non, s'il voulait obtenir quelque chose du Haradrim, il faudrait se montrer un peu plus malin. Et patient. Hors, ce n'était pas le point fort de Thalion, qui était connu parmi les siens pour être plutôt impétueux, agissant selon ses premières pensées.

Saisissant de nouveau le cadavre du lapin, l'homme de Harad le dépeça avec une agilité qui étonna l'Elfe : les gestes étaient rapides et précis, et en quelques secondes, la maigre bête se retrouva sans sa fourrure. Entassant les cendres qui s'étaient entre-temps formées au pied du feu, Mordred s’apprêtait à placer le lapin sur le feu, lorsqu'il s'interrompit l'espace de quelques secondes : il jeta un coup d'oeil un rien ... glacial, à son interlocuteur à oreilles pointues, comme s'il venait de voir quelque chose qui le mettait ... en colère, quelque chose comme ça. Lorsque la bête fut prête, le Haradrim s'attaqua à la viande, ne prenant presque pas le temps de la mâcher. A le voir ainsi, Thalion trouva qu'il avait l'air quelque peu mort de faim. Ce n'était pas étonnant, puisque dans la région le gibier était rare : le marais des morts n'était pas un lieu de paix et d'abondance, même pour la nature. Un lieu funeste, que même les inoffensifs animaux semblaient prendre garde d'éviter.

Pendant que son compagnon de fortune dégustait sa maigre chasse, Thalion repensa à la phrase de l'homme de Harad. Aller vérifier en Mordor ? Pourquoi pas ? Toutefois, l'Elfe répugnait ne serait-ce que s'approcher de ce pays pour lui maudit, alors pénétrer à l'intérieur ? Théoriquement il ne devrait rien y avoir de néfaste en Mordor, mais sans qu'il ne sache réellement pourquoi, le fils de Legolas redoutait cet endroit : il avait entendu suffisamment de récits, que ce soit de son père ou d'autres illustres guerriers, pour savoir que le Mordor, ancienne demeure de Sauron le Détesté, n'était qu'un endroit de mort, de désolation et d'horreur. S'il voulait un jour en visiter l'intérieur, il se munirait de ses meilleurs guerriers. Ah, si son père, Aragorn et Gimli eurent été là, il n'y aurait pas eu de meilleure compagnie pour cette mission.

« Que pouvez-vous craindre de peuples que les Hommes du Gondor se sont efforcer à éradiquer ? » Le ton utilisé par le jeune homme intrigua quelque peu l'Elfe : il semblait enjoué, presque sarcastique. Peu réfléchi, sûr de ses compétences, Thalion lâcha d'un ton maitrisé, celui de quelqu'un n'ayant peur d'aucun adversaire, ou presque : « Un Haradrim seul n'est rien. » Stupidité ou provocation réfléchie ? « Mais nombreux ils peuvent se révéler ... gênants. » Thalion était curieux de voir la réaction du Haradrim, après cette "insulte" directe. Effectivement, en combat singulier, le jeune Elfe ne doutait pas de ses chances de vaincre face à un homme de Harad, mais il ferait sans aucun doute moins le malin face à une ordre de ces hommes durs et coriaces. Comme s'il s'agissait d'une simple discussion de plaisance, Thalion n'hésita pas à rajouter, fixant le Haradrim dans les yeux : « C'est ce que me racontait mon père, lorsqu'à l'époque, il a abattu un mûmak et toute sa garde à lui tout seul. » Il s'agissait là d'un des nombreux exploits de Legolas, et beaucoup en Terre du Milieu étaient au courant de ce qui était devenu, au fil du temps, un presque mythe. A l'époque de la Guerre de l'Anneau, lors de la bataille des champs du Pelennor, Legolas avait réussi, en pleine bataille, à se hisser sur le dos d'une de ces énormes créatures, tuant toute la garde présente sur son dos, mettant ensuite fin aux jours du mûmak. Etait-ce là une manière de mieux faire passer sa provocation, en disant que c'était ce qu'on lui avait raconté ? Qu'en penserait le jeune homme ?
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MessageSujet: Re: rencontre dans les bois (pv mordred gleorén)   Mer 22 Fév - 15:38


Les derniers propos de Thalion m'ont over inspiré, pardon. What a Face


Mordred essuya le sang qui tâchait la commissure de ses lèvres, effaçant au même moment les miettes de son sourire et de son insolence. Il traînait lourdement derrière lui ses jeunes années, et chacun de ses souvenirs, de ses réminiscences, étaient gardés intactes dans sa mémoire. C'était comme si son esprit gardait prisonnières chacune des informations qu'il assimilait au cours de son existence. Juste au cas où. C'était surement cette capacité qui le préservait des jugements hâtifs qui caractérisaient la plupart des Hommes. Le soldat était d'une nature secondaire, où la réflexion est préalable à l'action. Aussi, il n'y eut aucun éclat de colère dans son regard, malgré l'orgueil mis à mal. Il n'était pas non plus étreint par la peur de se prendre une dérouillée, car quelque soit la nature elfique de son adversaire - ou ce qui paraissait comme tel, somme toute - l'Haradrim était connu comme excellent bretteur, usant de sa capacité à anticiper comme d'une arme. Pourtant, il restait jeune. Et l'insolence allait de pair avec un être encore juvénile. L'insolence, l'arrogance... il se pinça les lèvres pour contrecarrer ses émotions, dodelinant seulement le visage afin de regarder ailleurs. Après tout, pourquoi les propos de l'elfe le blesseraient t-il, s'il ne s'agissait que d'un moyen de le titiller ? Il haussa un sourcil et finit par jeter la carcasse un peu plus loin, prenant son temps pour étouffer le feu et le restreindre à quelques flammes frémissantes.

Quel héros, votre paternel. lâcha t-il enfin en relevant le nez, un sourcil haussé sur un regard circonspect. Et vous ? Qu'avez vous vaincu à vous tout seul, maître elfe ? Désormais, il gardait ses yeux ancrés aux siens, comme un défilés d'accusations silencieuses mais incisives. S'il s'était voulu, depuis le début de l'entretient, détaché de la situation, il paraissait maintenant particulièrement expressif. Entre ses doigts, la lame de son couteau tournait, et tournait encore, impatiemment. Les secondes s’égrenaient dans un silence que Mordred voulait accablant. Un brigand ? Un soldat égaré ? - il ricana - un écureuil qui vous aurait effrayé ? Sa canine vint mordre doucement sa lèvre inférieure. Il n'y avait pas de menace, et son ton ne paraissait même pas désagréable. Sa lame s'immobilisa, et il la planta soudainement dans la terre, en équilibre.
Peut-être étiez vous là lorsque le Gondor est venu saigner ce qui restait de notre peuple il y a vingt ans ? Il était jeune, encore un gamin. Mais les cris de Mareg devant son père décapité lui glaçaient encore le squelette. Voudriez-vous savoir combien d'hommes j'ai tué, mon seigneur ?

Non, les histoires appartenaient au passé. Et le passé était révolu. Mordred allait de l'avant, ne s'attachait pas aux légendes. Il n'était pas particulièrement belliqueux, tuait quand la nécessité ne lui laissait pas le choix. Il n'était pas du genre à sacrifier sa vie pour celle des autres. Le soldat vivait pour lui. Il n'espérait même pas blesser l'elfe dans son élan de provocation, exposant seulement ce qu'il pensait et croyait être la vérité.
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MessageSujet: Re: rencontre dans les bois (pv mordred gleorén)   Dim 26 Fév - 17:41

(hahaha j'adore ! tu es pardonné :pampam:)

D'un geste souple, le Haradrim lança la carcasse du lapin un peu plus loin, avant d'étouffer quelque peu le feu. Seules quelques flammes survécurent, blafardes, faibles. « Quel héros, votre paternel. » L'Elfe pouvait parfaitement percevoir, du moins il le lui semblait, la moquerie et le dédain dans la voix de l'Homme. Ce dernier haussa un sourcil en direction de son interlocuteur, avant de continuer sur la même lancée : « Et vous ? Qu'avez vous vaincu à vous tout seul, maître elfe ? » Le regard plongé dans les yeux bleus de Thalion, Mordred s'engageait sur un terrain dangereux. Car le fils de Legolas n'était pas connu pour être un modèle de patience et de sagesse, n'hésitant pas à agir en premier, et à réfléchir aux conséquences de ses actes plus tard. Désormais, c'était toute l'attitude de l'homme de Harad qui semblait différente, bien plus menaçante : faisant tourner son couteau avec agilité entre ses doigts, Mordred ne parlait plus, comme s'il attendait une réponse à ses sourdes provocations.

« Un brigand ? Un soldat égaré ? » Après avoir lâché un ricanement moqueur, Mordred enchaîna : « un écureuil qui vous aurait effrayé ? » Tandis que la canine de l'Homme mordit sa lèvre inférieure, du côté de l'Elfe, se furent ses mâchoires qui se serrèrent, tandis qu'il luttait pour se contenir. En cas de lutte, Thalion était sûr, arrogance ou pas, d'avior l'avantage sur le jeune Haradrim. Avoir Legolas comme maître d'armes était un avantage indéniable, surtout quand Gimli se mêlait aux entraînements. L'espace d'une seconde, Thalion s'imagina les gestes, mille fois répétés, qu'il lui faudrait pour se retrouver ses deux lames jumelles en main. Deux secondes. Combien de temps pour parcourir la distance le séparant de Mordred. Deux, peut-être trois.

D'un coup, la lame de l'Homme se figea dans la terre, interrompant les douces pensées de Thalion. « Peut-être étiez vous là lorsque le Gondor est venu saigner ce qui restait de notre peuple il y a vingt ans ? » Non, l'Elfe n'était pas en Gondor en ces années là. Réfléchissant rapidement, Thalion fit le calcul. L'an 129 ... il commençait à cette époque là à sortir peu à peu de la torpeur dans laquelle il avait été plongé après le départ de son père pour Valinor. Et les hommes de Harad n'avaient eu que ce qu'ils méritaient, pour s'être engagés aux côtés de Sauron le Maléfique, ancienne main-droite de Morgoth. « Voudriez-vous savoir combien d'hommes j'ai tué, mon seigneur ? »

Pas vraiment, car Thalion n'en avait que faire du passé, surtout de celui de cet homme d'Harad. « Je n'en ai que faire. » Respirant un grand coup, comme pour reprendre ses esprits, Thalion s'entreprit de répondre à toutes les provocations lâchées par cet étrange jeune Homme. « En s'alignant aux côtés de Sauron, votre peuple n'a fait que récolter ce qui lui revenait de droit. Destruction et mort. » Fixant son regard azur dans les yeux de son interlocuteur, il lâcha d'une voix menaçante : « Mais visiblement, les Hommes du Gondor n'ont pas terminé le travail. »

Se redressant, Thalion se retrouva à regarder le Haradrim de haut, du fait de sa grande taille. Regardant du côté d'où il était venu, l'Elfe lâcha un petit sifflement d'une pureté ... elfique, et ce pendant une seconde. De son oreille aiguisée, il repéra les pas de Gaelegrin, qui s'était mit en route. « Je n'ai à ce jour tué aucun Homme. » Peut-être était-ce honteux du point de vue de Mordred, mais Thalion n'éprouvait aucun regret à cela. Faisant deux pas en direction de l'Homme, le fils de Legolas dégaine rapidement ses lames. Le bruit des armes coulissant hors de leurs étuis lui arracha un sourire satisfait, tandis que les lames s'apposaient rapidement contre la peau du coup de Mordred. Pénétrant, son regard était menaçant, et tout dans la posture de Thalion laissait présager le pire. D'une fois presque ... différente, il lâcha quelques mots des plus funestes : « La prochaine fois que vous tiendrez de tels propos ... » Appuyant légèrement sur sa main droite, il entailla très légèrement le cou de Mordred. Le sang perla. « Veillez à ce que ce ne soit pas à Thalion, fils de Legolas et héritier de Thranduil. »

Se retournant, Thalion aperçu Gaelegrin. Sa robe d'un blanc immaculé semblait briller dans l'obscurité du bosquet, seulement éclairé par le feu mourant qui ne tarderait pas à s'éteindre. Rangeant une de ses lames, l'Elfe se servit de sa main libre pour monter, d'un agile saut, sur le dos de sa fière monture, descendant même d'Asfaloth, monture de Glorfindel.
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