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 the downed crusader ▬ ft. Lorgan

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MessageSujet: the downed crusader ▬ ft. Lorgan   Ven 10 Fév - 3:41

I should go
Code by Hellsangels - gif CREDIT


L'attente. L'obscurité l'avait étreint jusqu'aux os, l'humidité s'était insinuée entre ses couches de vêtements lourds de crasse. Il avait attendu, plusieurs mois. Le résultat des interrogatoires ne donnait rien. Il n'avait jamais rien cédé, s'accrochant à ses informations comme un clébard crève la faim à son morceau de viande. Il avait tenu, jusqu'au bout. Attendre. Les jours et les mois s'étaient confondus : il arrive un moment où l'on arrête de compter. Mordred était fils du soleil. Il était né et avait grandi sous les fournaises de l'Harad; l'humidité des cachots étaient un crève coeur mais il gardait sa dignité. Sa dignité de soldat, de général. Sa dignité d'Homme. Il avait attendu les souffrances, les tortures qui le forceraient à avouer, mais rien ne vint. Il n'y avait que la solitude et la pénombre dans laquelle il se perdait sans jamais appeler à l'aide.
Il y avait une raison pour laquelle il n'était pas resté en Mordor, auprès de son cousin et de son peuple. Mordred aspirait à la liberté, celle sans clôture, sans entrave. En l'enfermant dans une si petite cage, le roi du Rohan tuait dans l'oeuf toute menace de la part de l'Haradrim. Et parlons en, de celui-ci. A aller et venir plusieurs fois par semaine, à lui demander plus ou moins poliment s'il comptait un jour livrer ses informations concernant Khazad et sa clique comme s'il l'invitait à prendre une tasse de thé. Ne seriez vous pas le bouffon du roi ? lui avait sifflé le soldat en un sourire acéré, un de ces jours sombres.

Mais cet ersatz de roi fut sa seule compagnie concrète et régulière. Il l'attendait, chaque jour durant. Le son de sa voix était encore capable de le réveiller quand il se laissait à l'amertume de son sommeil, et Mordred daignait lui accorder le peu d'attention qu'il lui restait. S'il en avait eu l'occasion, il l'aurait tué, de toutes les manières possibles. Mais dans le regard de cet homme, il n'y avait presque rien d'austère. Alors l'Haradrim s'était calmé et ses promesses de mort furent noyées dans son désir d’échappatoire.

Et le salut était enfin arrivé. C'était la fin de l'après-midi, les terres du Rohan paressaient sous le soleil qui déclinait derrière les montagnes Blanches. Il le voyait à travers la lucarne, d'un oeil endormi et apaisé. Le visage enfouit contre sa peau nue, sa respiration avait repris son calme, il avait cessé de se débattre comme un animal traqué, et son rythme cardiaque, tranquillement, revenait à sa cadence habituelle. Il sentait son odeur musquée, sa carnation chaude, son coeur qui battait en écho au sien. Mordred ne s'était douté de rien, lorsqu'il avait fait un pas en dehors de la cage qui lui avait été réservée et que l'on appelait communément cachot. S'il allait être exécuté ou si on allait lui donner un cheval et lui demander de partir. Il se serait même attendu à une invasion surprise d'orques, à tout. Tout, sauf à ce qui avait suivi et qui ne sera pas conté ici. Dans son encéphale aliéné, il y avait chez le Rohirrim cette figure du sauveur, et il avait accueillit son étreinte comme un chat perdu ronronnerait sous une main chaleureuse. Ses baisers avaient été salvateurs et il n'avait aucune raison de se refuser. La dualité du sexe ne changeait rien. A vrai dire, il n'y avait qu'à peine songé. Malgré son indépendance latente qu'il réclamait sempiternellement, Mordred était dans l'attente de la reconnaisse de Lorgan, sur laquelle il avait construit ses journées. Son regard, le son de sa voix. Même derrière des barreaux, tout lui était profitable : la moindre présence humaine. La sienne.

Et désormais, il jouissait de l'étreinte de ses bras. La cime de ses doigts glissa le long de sa colonne vertébral alors qu'il avait refermé les yeux, se désintéressant de l’ascension de l'astre solaire qui perçait à travers les carreaux. Il ne voulait se débarrasser des bras qui l'enlaçaient, ni du souffle chaud qui s'écrasait contre sa chevelure alors qu'il caressait presque timidement son dos, sa chute de reins. Et s'il avait un million de choses à dire, il restait muet, peut-être par peur de briser l'opercule de bien être qui s'était distillée en lui s'il disait quelque chose de plus. Il se contenta d'embrasser la peau salée, sous sa clavictule, chastement.
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Lorgan Elfwine II
What you don't understand can kill you

Royaume : Rohan
parchemins : 162
date d'inscription : 02/01/2012
situation : Marié, en train de tomber amoureux d'un précieux

MY KINGDOM
J'appartiens au Royaume : des Hommes (Rohan)
Ce que je possède: Mon épée, son foulard...
Mes ancêtres :

MessageSujet: Re: the downed crusader ▬ ft. Lorgan   Sam 11 Fév - 1:17

Spoiler:
 

Lorgan doutait, il doutait de sa capacité à régner, de sa capacité à protéger le royaume. Son père et son grand-père Eomer, lui avaient bien souvent racontés l'histoire de la grande guerre de l'anneau et il refusait de faire subir ça à son peuple de nouveau, les séquelles étaient encore présente dans certaines familles. Mais pour le moment, il n'avait encore rien obtenu de concret de la part de ses prisonniers , bien qu'il n'avait jamais été pour la torture, il commençait à perdre patience et certains prisonniers avaient déjà subit quelques interrogatoires musclés, de la part de ses gardes, mais pas assez visiblement, il refusait de se plier à ce genre de pratique, ce n'était pas dans sa nature. Bien qu'il soit autoritaire, et cela avait toujours été suffisant pour se faire respecter, étant doté d'un charisme naturel, il était né roi, et était fait pour le devenir, mais il sentait que là, pour une fois, ça ne suffisait pas et ça le rendait nerveux et irritable. Mais il savait garder son sang-froid, il ne perdait jamais le contrôle de lui-même en présence d'autres personnes, excepté sa sœur Yavana et son frère quand ce dernier était en vie. Il voulait surtout éviter de créer la panique au sein de son peuple et de son armée même si cette dernière n'était pas dupe et comprenait parfaitement la situation mais elle était fidèle au Roi et le suivait quoiqu'il arrive.

Mais il y avait un prisonnier différent, en quoi il était différent le roi l'ignorait encore mais il sentait qu'il n'était pas comme les autres, il le voyait dans ses yeux, il réagissait différemment, une chose en lui l'intriguait, et il voulait savoir quoi, il voulait connaître son secret, percer son mystère, il savait des choses importantes, il en était persuadé. Il avait décidé de s'occuper lui-même de ce prisonnier, chose rare de sa part, mais son intuition ne le trompait jamais.

Le contact entre le soldat et le roi c'était fait assez facilement malgré l'attitude du jeune rôdeur, ce qui était compréhensif, vu sa situation, le roi ne pouvait l'en blâmer. Lorgan ne sait plus trop comment, ni pourquoi ils en sont arrivé là mais il avait décidé d'utiliser une tactique différente avec lui et le mettre en confiance, si bien qui le fit monter dans son château, dans sa propre chambre. Il est évident que jamais il n'aurait pu imaginer ni même envisager ce qu'il allait se passer ce soir là. Il ignorait même qu'il possédait un tel désir en lui, mais il le découvrit avec Mordred, le jeune soldat, ce dernier le dévoila plus qu'il n'aurait pu l'imaginer, laissant apparaître un aspect de lui dont il ne soupçonnait pas l'existence .

Mais il était sûr d'une chose, quoiqu'il adviendrait de la suite, il ne regretterait jamais cette nuit, il la bénirait à jamais !

Il sentait les faibles rayons du soleil sur sa peau nue, ce qui prédisait que le jour était levé, ce qui ne prédisait rien de bon pour eux. La fin ? Le début ? Le début de la fin. Mais le roi ne voulait pas encore y penser. Il sentit les douces lèvres de son amant sous sa clavicule, un sourire apparut sur ses lèvres, il se retourna, caressa ses cheveux, déposa un baiser sur la commissure de sa bouche « Bonjour mon rayon de soleil, as-tu bien dormi ? » ne lui laissant pas le temps de répondre afin d'assouvrir un désir soudain, il l'embrassa tendrement.

_________________
In the shadow of your heart, Some folk we never forget,Some kind we never forgive, Haven’t seen the back of us yet, We’ll fight as long as we live, All eyes on the hidden door,To the Lonely Mountain borne, We’ll ride in the gathering storm, Until we get our long-forgotten gold, We lay under the Misty Mountains cold, In slumbers deep and dreams of gold
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MessageSujet: Re: the downed crusader ▬ ft. Lorgan   Mer 22 Fév - 14:04





Mordred était tout frémissant d'impatience, comme si le soleil qui leur souriait à travers les lucarnes lui avait fait quelques belles promesses. Il tremblait de désir entre les bras puissants du roi et le joug qu'il exerçait sur l'Haradrim - surement malgré lui - lui permettait de faire le contrepoids de ses propres émotions un peu trop vindicatives à son goût. Il cligna bêtement des yeux, assimilant les mots de Lorgan pour les distiller dans ses veines jusqu'à ce qu'ils montent à son cerveau tout endormi, mais il n'eut pas réellement le temps d'y réfléchir, accueillant déjà avidement les lèvres de l'homme. Il aurait voulu s'y fondre pour toujours. Pour l'instant, le soldat ne mesurait pas encore l'importance de son - Diable ! non, leur - erreur, et il n'y avait ni doute ni remord. Il était bien, il avait chaud et s'enivrait de l'odeur musquée du brun. A ses yeux insolents, le semi-elfe représentait beaucoup de choses, et il avait cette idée sotte d'être dans la légitimité malgré son plaisir coupable. C'était comme si le Destin ou une autre entité mystique se foutait de sa gueule, car ils n'avaient, a priori, rien à faire ensemble. S'il faisait tout de travers, c'était surement la faute de cet amour tordu qui avait posé son sale fessier dans le coeur de Mordred sans lui demander son avis. Quelle impertinence, quand même, de se faire trahir par ses propres émotions. Même sa fierté avait dû la boucler face aux sentiments dont il s'était retrouvé submergé. L'étreinte s'assouplit, et le jeune homme baissa les yeux en quittant sa bouche, qu'il pinça automatiquement pour y recueillir le goût de sucre de ses lèvres. Son cou était saupoudré de grains de beautés, et s'il avait au préalable voulu se dégager de l'emprise du roi, il se retrouvait à lui mordre la gorge, laissant quelques marques violacées et indiscrètes sur sa peau laiteuse.

Je ne suis pas un rayon de soleil. grogna t-il en étranglant les éclairs entre ses cuisses alors qu'il faisait voguer ses doigts contre sa peau en y dessinant à l'aveuglette. La lumière ça ne s'attrape pas. Tu es bête. Il s'entêtait à se donner un air sérieux, mais Mordred se sentait comme un gamin, là, entre les mains chaudes et délicieuses qu'il sentait sur lui. Il n'y pouvait rien, du reste. Lorgan avait la moitié de son âge, mais c'était dur à avaler. Il ne se demandait pas encore comment ils allaient faire pour assumer cela. La sexualité était un vaste désert pour le soldat, qui assimilait la libido à une envie de steak - ce qui n'arrangeait rien. Il savait simplement qu'il en avait envie, encore maintenant, et c’en était éreintant, à force. A ses yeux il n'y avait rien d'étrange à ce que deux hommes se retrouvent dans le même plumard, ce n'était pas une histoire de genre mais de conviction. A savoir qu'il était censé le haïr par ses origines. Lorgan et Mordred étaient ennemis.
A cette pensée, il ne le comprit pas mais une énergique impulsion le saisit, et il déposa ses deux mains à plat sur les joues du roi, l'attirant à lui pour écraser violemment ses lèvres aux siennes. Il se reput de son goût, lâchant un soupir rauque et carnassier, puis finit par le repousse en se redressant à demi.
J'ai faim. s'excusa t-il simplement alors qu'il se penchait par dessus le matelas recouvert de draps froissés pour attraper son pantalon et l'enfiler rapidement, soudain prit de pudeur. Tournant son visage, Mordred vissa son regard céruléen au roi, dodelinant du menton pour affirmer son impatience puérile. Altier, il était désireux de mettre de la distance entre eux, comme pour lui montrer que, non, il n'était pas encore tout à fait acquit et que, roi du Rohan ou pas, il avait encore du pain sur la planche pour s'assurer que l'Haradrim serait un amant fidèle. Alors, d'un bond, le garçon se releva. L'instant qui suivit, il lâcha un couinement de douleur, rentrant la tête dans les épaules avant de se rasseoir immédiatement. Ses reins l'élançaient brusquement, et il cligna des yeux pour évacuer la sensation désagréable, avant de darder Lorgan d'un regard noir en l'accusant silencieusement d'être la cause des répercutions de leurs ébats impies. Je vais rester assis encore un peu. siffla t'il, l'air de rien.
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