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 « And we walk together under the sun, under the rain... » JORAH&LORELEI

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MessageSujet: « And we walk together under the sun, under the rain... » JORAH&LORELEI   Dim 12 Fév - 19:17


« Je te suis redevable à vie. »

Jorah Zendel. Il est là, près de moi. Depuis bien des jours, il est resté à mes côtés. C'est un homme bien généreux et courageux qui s'est présenté à moi. Je crois qu’aucun autre être humain ne le surpasse. Dans tous les cas, personne de ma connaissance, ce qui incluent les membres de ma famille, mon fiancé et les quelques voyageurs que j'ai bien pu rencontrer pendant mon périple. Peut-être une personne pourrait l'égaliser. Adriane. Une Elfe que j'ai rencontré dans mon village et que j'ai pris pour une humaine de mon âge. Je me rappelle avoir rougi de honte lorsque j'ai aperçu sous ses cheveux ses oreilles pointues. Finalement, elle a passé outre mon manque de respect et elle m'a même rendu visite quelques jours après l'incident. J'ai découvert à quoi ressemblait un Elfe et, qui plus est, j'ai remarqué combien ils sont intelligents et supérieurs aux Hommes. A ces côtés, je me croyais si ridicule. Pourtant, jamais elle ne m'a parlé d'un ton hautain et dédaigneux. Je crois qu'elle m'a toujours traité d'égal. Bref, avec Jorah, elle constituait les seuls êtres vivants capables d'humanité.

Jorah me jeta un coup d’œil et je me souvins que mon dernier regard s'était posé sur lui avant que je me perde dans mes pensées. Je lui souris gentiment tout en me reportant sur ma tâche. J'avais pour mission de ramasser des brindilles afin de les rassembler et d'en faire un feu. Avec un temps pareil, les flammes que nous procurerait un feu nous permettront de nous réchauffer les mains et faire cuire notre repas. Jorah s'était occupé de cette tâche, car j'ignorais tout quant au maniement d'un arc ou d'un javelot. C’est donc lui qui nous nourrissait tous les deux. Evidemment, je l’aidais au dépeçage de notre victime. Quand la chance nous souriait, Jorah attrapait une biche, mais la plupart du temps nous mangions de petit lapin, des reptiles ou bien des oiseaux. Cela nous rassasiait tout de même. Moi, je n’avais jamais eu un grand appétit et Jorah semblait se contenter de ce qu’il avait entre les mains. Parfois, il essayait de me refiler une aile ou une cuisse, mais je refusais. Je ne suis pas une petite fille, je peux me débrouiller avec ce que je possède.

Nous nous rejoignons auprès du feu. Les flammes éclairent nos deux visages. Les yeux rougeoyants, je pris le morceau de viande qui m’était attribuée et je le dévorais à pleine dent. Mes doigts glissaient à cause de la graisse animale et devinrent luisant. J’avais l’habitude de manger ainsi. A la maison, c’était rare d’avoir un aussi bon bout de viande pour soi-même, alors j’en profitais. Jorah me dévisageait. Je ne savais pas pourquoi alors je continuais de me goinfrer de cette tendre chair. Peut-être que je n’avais pas l’allure d’une princesse, mais j’avais faim. Une fois fini, je lançai les petits os au loin, dans l’herbe. Je m’amusais tant bien que mal à les envoyer haut dans l’air afin qu’ils retombent à plusieurs mètres de notre petit camp. Fier de mon résultat, je me tournais vers Jorah, le visage empreint de défiance, je m’exclamais : « Je ne pense pas que tu puisse mieux faire… » Je n’attendais aucune réponse. Je savais que Jorah allait participer. On ne refuse pas un défi d’une paysanne en tant que Général de Minas Tirith. Lorsqu’il s’apprêta à lancer ses os, un souvenir me revint en mémoire. Je ne pouvais pas l’oublier de ci-tôt…


FLASHBACK.

Le jour tombait. L’air devenait de plus en plus humide et je grelottais dans mes vêtements d’une modeste épaisseur. Le froid pénétrait dans chaque interstice de ma tenue même si je ne portais désormais plus de robes. Plus de robe ! Cela avait été un de mes plus chers désirs lorsque j’étais petite. Je rêvais alors d’enfiler un pantalon et une chemise et de me chausser de bottes en cuir. Je me voyais habiller ainsi, parcourant la Terre du Milieu. Dieu. J’avais réussi à réaliser ce rêve, car en ce moment même, j’étais vêtue comme un homme. A part mes cheveux qui flottaient autours de mon visage, je ne ressemblais en rien à une jeune femme des champs. J’étais plutôt fier de mon travail, car j’avais du réclamer des morceaux de tissus afin de confectionner mon habit. Le résultat m’était plaisant.

Le vent souffla et je dus fermer les yeux le temps que la bourrasque s’éloigne. Je restai aveugle pendant une bonne minute et voyais flou pendant quelques secondes. Je me frottai les yeux afin de sécher les larmes qui m’empêchaient de me repérer. Et à peine avais-je recouverts la vue que je les vis. Ils avaient formé un rond et m’encerclaient donc. Je fus quelque peu surprise, puis de bon cœur je leur souris, ne sachant comment les aborder. « Bonjour Messieurs. Que puis-je faire pour vous ? » Voici la seule phrase que je pus prononcer. Malgré leur position bizarre autours de moi, à aucun moment je n’aurais deviné qu’ils n’étaient pas présents pour entretenir une discussion. Leurs airs méchants me mirent tout de même mal à l’aise. Et puis… tout se passa très vite. Ils s’élancèrent sur moi et je fus rapidement plaquée sur le sol froid de la forêt. Je n’ai même pas pu esquisser le moindre geste. De toute façon, j’étais trop surprise pour me débattre ou bien crier. L’un des hommes m’attrapa violemment les cheveux et m’obligea à me relever. Je fis une grimace. « Hey, chef. C’est une fille. » On aurait la voix de l’idiot du village. Mais je n’eus point le temps d’y penser. Le prétendu chef me dévisageait maintenant non plus avec hargne, mais avec plaisir. Oui, du plaisir. Ce regard, je l’avais déjà croisé dans le village près de ma ferme. Celui de mon fiancé. Mon sang se glaça dans les veines. Je voulus crier, mais une main avait anticipé mes pensées. C’est alors que je paniquai. Tous mes membres tremblèrent simultanément et les battements de mon cœur tapaient si fort contre la cage thoracique qu’ils se répercutèrent dans ma tête. Je n’entendais ni ne sentais plus rien. Je ne voyais que la vermine qui me plaquait lourdement sur le tronc d’un arbre. Je me débattis tant bien que mal, sachant le destin qui m’attendait en ce lieu désert. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ça ?
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