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 CHAPITRE I — cette ombre du Mordor.

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MessageSujet: CHAPITRE I — cette ombre du Mordor.   Ven 24 Fév - 2:16


CHAP. I — cette ombre du Mordor



une marche vers le Rohan

Une rumeur qui court. Ce ne fut, au préalable, que de vagues murmures, une bouche à oreille. On avait aperçu à Osgiliath cette petite centaine de cavaliers, tous montés sur de grands chevaux sombres arborant une épaisse armure de plaques. Le bruit s'est étendu jusqu'à Dunharrow, dans l'Eestfold et, bientôt, tout le Rohan fut au courant. Ces soldats, vomis par le Mordor, traçaient leur route jusqu'à Edoras et ne rencontrèrent aucune opposition en chemin, car ils n'avaient approché aucun village et ne s'étaient, du reste, attaqués à personne. L'homme à leur tête ne s'était arrêté que pour prendre du repos. Ils n'avaient pas le temps d'admirer les vastes paysages qui s'étendaient devant leurs yeux, car chacun caressait leur but du bout des doigts. Après avoir longé l'Anduin jusqu'à l'Onodlo, Khazad reconnu enfin la citée d'Edoras surplombant la vallée. Derrière son foulard de laine épaisse, il poussa un soupir de soulagement et se redressa sur sa monture éreintée qu'il talonna avec force. Derrière lui, Mordred fronça nettement les sourcils et patienta que le connétable Mareg et le général emboîtent à l'homme de tête pour en faire de même. Il n'y avait pas un bruit dans les rangs, la marche était silencieuse et funeste, et les trois quarts restèrent aux portes de la capitale sur ordre de l'Haradrim.
Ils ne furent que quatre à pénétrer Edoras sous le regard des badauds qui ne savaient comment réagir face à cet évènement particulièrement incongru. Le premier, bien sûr, n'était autre que Khazad, emmitouflé dans sa tenue anthracite et ocre, ne laissant apercevoir que ses yeux clairs, mobiles et froids comme ceux d'un serpent.
A ses côtés se trouvait le connétable Mareg, les paupières basses de fatigues et le regard curieux, qui, s'il ne méprisait pas l'entreprise, se gardait bien de tout commentaire. Du reste, il restait celui qui avait l'air le plus aimable du quatuor. A sa gauche, le général Shiheb, à la peau parcheminée de rides et à la barbe foisonnante. Sa jeune vieillesse ne le dispensait pas d'un certain air cruel, et l'on évitait de s'attarder dessus. Il avait l'air d'un chien bien habillé. En dernier, un peu plus en retrait, marchait Mordred, perché par dessus un cheval clopin-clopant. Il était le plus jeune mais aussi le plus anxieux, et certains étaient susceptibles de le reconnaître : il n'était pas inconnu à la capitale.

En pénétrant Meduseld, le palais, les gardes les débarrassèrent de leurs armes et de tout objet susceptible d'attenter à la vie de quiconque. Le silence était le maître, mais les esprits bouillonnaient si fort que l'on semblait en sentir les vibrations. D'une démarche altière, Khazad s'efforça de ne pas traduire la fatigue qui l'étreignait et défit le foulard qui dérobait les traits de son visage. Il eut un sourire glacial, un geste vif de la main et, de concert, les quatre Haradrims s'agenouillèrent devant Lorgan, le roi Rohirrim. Un long silence s'installa alors, avant que le chef du désert ne se redresse enfin.

« Je sais notre visite curieuse. » commença t-il avec douceur « Mais nous vous remercions de l'accueil que le Rohan nous offre, car il est temps pour nos peuples, enfin, de mettre un terme aux sempiternels conflits qui ne font qu'attiser ce qui reste des braises d'une guerre terminée il y a plus de cent ans et qui n'a que trop durée. » personne ne parlait, tous demeuraient circonspects « Nous sommes venus du Mordor pour établir un traité de paix afin que nous, peuple de l'Harad, puissions également jouir de ces temps prospères. Le Mordor peut être rebâtit et ses terres purifiées. Nous ne sommes pas venus pour étendre un Mal qui n'est plus, mon seigneur. Nous sommes venus jusqu'à vous au nom de la Paix et des peuples libres. »

les personnages directement interessés

Le peuple du Rohan, principalement. Le roi et sa Cour, la reine, les villageois et rôdeurs si rôdeurs il y a. Attention cependant si vous n'êtes pas de ce pays; la raison de votre passage doit être précisée.

les possibilités offertes par cet event

Votre personnage, après avoir été tenu au courant de la raison de la venue des Haradrim, peut choisir de croire ou pas aux arguments avancés par Khazad et à sa sincérité. Attention cependant : personne n'est censé savoir s'il ment ou pas. Si vous ne voulez pas adhérer à sa proposition, il est possible de commencer des provocations aux soldats restés en dehors d'Edoras, de créer des émeutes au sein de la capitale, d'essayer d'obtenir audience avec le roi pour le supplier ne pas prêter son allégeance.
Si, au contraire, vous êtes pour une refonte des liens entre les peuples, la possibilité d’interagir avec l'un des quatre dirigeants vous est offerte.
Il vous est interdit de tuer les MJ qui interviendront, vous n'allez pouvoir que les provoquer.

Informations supplémentaires

- S'il y a une incompréhension de votre part, n'hésitez pas à contacter un administrateur.
- Les MJ joueront avec vous au rythme de vos réponses. Nous n'avons pas prévu une directive particulière, c'est à vous d'écrire la façon dont cela se déroulera.
- Vous êtes tenus de ne pas écrire des réponses trop longues. Le minimum du forum ( vingt lignes ) est tout à fait possible : nous sommes dans le cadre d'un event qu'il faut faire avancer !
- L'event débute deux jours après l'arrivé de Khazad à Edoras, soit six jours après l'arrivé d'Aranel et Voshnak au Gondor. Il fait un froid sec et la région est venteuse, mais le soleil ne se voile pas.
- Les Haradrims restés en dehors ne sont pas agressifs et n'entrent pas dans la cité.
- Si vous vous engagez à participer, nous vous serons gré d'être réguliers dans vos réponses et ne de pas abandonner l'intrigue en plein cours. N'oubliez pas qu'à nous seuls nous ne pouvons rien faire.
- Au prochain poste du MJ, un ordre de passage sera établit.
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MessageSujet: Re: CHAPITRE I — cette ombre du Mordor.   Mer 11 Avr - 13:41




Cette Ombre du Mordor
« La lutte est sévère, entre les ténèbres et la lumière. »






De vastes étendues, des plaines à perte de vue. Une infinité de milieu s'étendaient devant Méduseld, le château du Rohan. Éliann ne se lassait jamais de regarder ce paysage. Il était plein de contradictions à ses yeux. Aussi étrange que cela puisse paraître, elle trouvait que le Rohan était comme un grand vide. Avec ses yeux elfiques, elle pouvait voir jusqu'à plusieurs lieux plus loin, rien n'arrêtait son regard. Cette infinie était tellement différente de son environnement naturel. Les arbres empêchaient de voir loin. Il y avait toujours un tronc pour cacher le reste de la forêt. C'était dans une mer d'arbres et de feuillage qu'Éliann avait grandi, pas dans un océan de verdure. Mais même si ce n'était un paysage familier à l'elfe, cette dernière ne pouvait s'empêcher de l'admirer et de la trouver plus que magnifique. Dommage que l'hiver apportait avec lui ses givres et son vent froid et sec. Avec tout ça, la jeune femme ne pouvait avoir le loisir de se balader en dehors des remparts de la ville. Et puis elle serait allée où ? Ce n'était pas le manque de désir de s'échapper et de voyager mais plutôt une crainte plus profonde, plus étrange. Une crainte à laquelle Éliann ne trouvait pas explication, il n'y avait aucune explication. Du moins elle n'osait pas se l'avouer. A la capitale du Rohan, l'elfe attendait le retour de quelqu'un. Ce n'était pas vraiment un ami, ni tout à fait un compagnon de voyage. Il était... Personne et tout le monde en même temps. Il lui avait demandé de l'attendre ici et même si rien ne les liait, qu'elle n'était pas obligée de le faire, Éliann le ferait, elle le savait. Elle attendrait Mordred jusqu'à son retour, quelque soit le temps qu'il faudrait. De toute façon, Éliann avait déjà passé plus la moitié de sa vie elfique, c'est à dire au moins 600 ans, à attendre. Alors elle pourrait bien attendre encore un peu plus.

La vie d’Éliann au Rohan était assez instructive sur la vie des hommes. L’elfe n’avait jamais vécu aussi longtemps avec cette race et en avait que très rarement vu d’aussi prêt. Ce qui était intéressant avec les Rohirrims c’était de voir l’intérêt tout particulier qu’ils ont pour leurs chevaux. C’était comme si leur vie tournait autour des équidés. Éliann n’avait jamais passé autant de temps avec le sien d’ailleurs. A défaut de pouvoir galoper, l’animal avait toute l’attention de sa propriétaire et occasionnellement celui des jeunes palefreniers. C’était la première fois qu’il voyait un cheval venant des terres elfiques. Celui d’Éliann se nommait Sindar, le manteau gris, en référence à sa robe grise foncée et ses crins noirs comme une nuit sans lune. Mais apparemment Sindar n'était pas la seule créature étrange qui se trouvait à Méduseld. Depuis son arrivée au château, Éliann avait l'impression d'être une véritable bête de foire. Tout le monde la regardait, se demandant sûrement ce qu'une elfe faisait au Rohan et persistait à rester là pour une raison inconnue. L'elfe avait déjà remarqué, du peu de voyage qu'elle avait déjà réalisé en Terre du Milieu, que sa race était soit vu avec méfiance, il fallait mieux ne pas trop s'approcher d'eux, ou au contraire ils étaient regardés avec curiosité et intérêt. Deux sentiments qu'en aucun cas, Éliann avait souhaité suscité à son égard. Mais heureusement, ou non d'ailleurs, cela faisait quelques jours qu'un autre phénomène des plus étranges prenait tout l'intérêt des citoyens du Rohan. Une rumeur été parvenue aussi vite aux oreilles des Rohirrims qu'un cheval lancé au galop dans les plaines. On racontait que des cavaliers venus du Mordor chevauchaient vers le Rohan, que certains étaient même déjà aux portes de Minas Tirith, la cité du Gondor. Tout cela ne présageait rien de bon et le campement qui s'était improvisé aux portes d'Edoras en était la preuve.

Éliann préférait restée neutre face à tout cela, elle préférait ne rien penser, espérant qu'il ne s'agisse pas d'une invasion, mais elle ne pouvait se permettre de choisir un camp, bien qu'elle savait beaucoup de choses sur le Mordor, sur l'ancienne guerre qui lui avait coûté un frère et le départ d'un époux. Mais elle n'arrivait pas non plus à se mettre réellement dans le camp des hommes qui se rassemblaient contre ces pays de l'est. Il y avait de bonnes et de mauvaises intentions dans les deux camps, cela ne faisait aucun doute. Mais il faut bien avouer que l'elfe se sentait d'avantage en sécurité avant l'arrivée de ces cavaliers. Jusque là, ils n'avaient pas encore bougé mais en ce jour d'hiver ensoleillé bien que gelé, quatre étrangers entrèrent dans la cité. L'elfe était à l'écurie, comme d'habitude, à s'occuper de son cheval et à répondre aux incessantes questions des jeunes palefreniers quand elle vit alors les cavaliers entrés dans la cité. Elle leur dit de rentrer chez eux et elle fit alors comme tout le monde dans la cité, elle s'approcha des arrivants pour écouter ce qu'ils avaient à dire. Bien que n'était pas non plus par pure intérêt sur ce qui allait lui arriver. L'elfe n'allait pas rester bien longtemps au Rohan. Mais par curiosité, Éliann avait bien envie de savoir ce qu'il se passait et pourquoi des cavaliers du Mordor étaient présents. La Lothlorien n'était pas si loin que ça et elle commençait à craindre pour son peuple resté là bas. L'elfe se faufila dans le début de foule qui se formait et réussit au final à se retrouver à une place qui lui permettait de bien voir la scène, sans pour autant être en première ligne. Le roi Lorgan était alors sorti de sa salle du trône et les étrangers après avoir retiré leurs armes, s'agenouillèrent devant lui. C'est alors qu'un des voyageurs commença alors à parler, de manière assez forte pour que tout le monde puisse l'entendre, même ceux qui n'étaient pas de la cour. Éliann écouta alors attentivement les paroles de l'étranger habillé entièrement de noir. Elles étaient douces et envoûtantes. A croire qu'il faisait tout pour brosser le roi dans le sens du poil. Mais le campement qu'il y avait juste devant les portes de la ville laissait l'elfe perplexe. Elle n'était pas très douée en stratégie militaire mais elle n'était pas idiote pour autant. Celui qui veut la paix, prépare la guerre. Toutefois Éliann ne comptait pas prendre la parole, ce n'était pas son royaume et ne faisait même pas partie de ce peuple. Elle resta donc observatrice de la situation, prenant alors son temps pour observer les étrangers, les un après les autres. Et n'en crut pas ses yeux quand ils se posèrent sur le plus jeunes des quatre. Cela ne pouvait pas être possible... Pas lui...

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MessageSujet: Re: CHAPITRE I — cette ombre du Mordor.   Jeu 12 Avr - 18:04

cette ombre du Mordor
« chapitre I »
« On peut y aller. Suis la piste. » Se redressant avec l'aisance de la jeunesse, Arahael posa ses mains sur le flanc velu de son Warg. Celui-ci atteignait à présent une bonne taille, si bien que sa tête devait être à la hauteur de la selle d'un cheval. D'un bon habile, le jeune homme sauta sur le dos de sa monture, qui après avoir lâché un grognement mi de mécontentement, mi d'impatience, se lança dans un trot léger. Voyager à dos de Warg ... combien d'humains peuvent-ils se vanter d'une telle chose ? Bien peu, voire aucun ! Du temps de la Guerre de l'Anneau, ces créatures étaient utilisées par des cavaliers Orques, si bien qu'ils y étaient associés. Hors, ils furent presque tous mis à mort par les vainqueurs. Croc n'avait rien à voir avec ses ancêtres. Certes, il était belliqueux, n'hésitant pas à faire comprendre à son maître qu'il n'était pas un docile chien de salon, mais tout de même, il n'avait jamais mordu Arahael, et obéissait à la plupart de ses ordres.

Cela faisait plus d'une semaine que l'ancien habitant de Minas Tirith "poursuivait" les hommes de Harad, qui selon toute vraisemblance, se rendaient à Edoras. Cette rencontre pour le moins inattendue servait parfaitement les plans d'Arahael, car au début, ce dernier avait prévu de se rendre en Harad en traversant le Gondor, puis l'Ithilien. Mais alors qu'il traversait le Delta d'Onoldo, il avait entendu parler d'une troupe d'Haradrims venus du Mordor, qui se dirigeaient droit sur la capitale du Rohan. Voyant là l'opportunité d'éviter un long et dangereux voyage, Arahael s'était "mis en traque". Suivre les hommes de Harad n'avait pas été difficile, car ils ne voyageaient pas en secret, mais pour plus de sécurité, le jeune homme et se Warg restaient à distance, préférant suivre et observer.

Cela faisait à présent deux jours que les hommes de Khazad Darkos campaient aux pieds d'Edoras, deux jours qu'Arahel se trouvait un peu plus loin, à l'abris derrière une haute colline. Il savait qu'il ne pouvait pas pénétrer dans la cité monté sur Croc, pas dans une cité "de chevaux". Mais il pouvait aller à la rencontre des Haradrims, ça oui, il le pouvait. Pendant deux jours, il avait hésité, ayant presque peur de la réaction qu'il pourrait rencontrer. Mais au pire, il s'en irait. Que voulait-il ? Même Arahael ne le savait pas vraiment, au fond. Il n'appréciait pas les gens de Minas Tirith, et cela s'appliquait également aux hommes du Gondor, qui l'avaient traqué, pourchassé, jusque dans les Monts Brumeux. Allié du Gondor, le Rohan ne lui réserverait sans aucun doute le même accueil, voire pire. Car des temps de la Guerre de l'Anneau, les chevaucheurs de Wargs Orques avaient combattu contre le Roi Théoden, pillant et mettant le Rohan à feu et à sang. Non, Arahael n'obtiendrait rien du Rohan. Mais de ceux de Harad ?

Vêtu d'habits aux teintes beiges, perché sur son Warg, Arahael s'avança finalement jusqu'aux tentes haradrimes. Quel accueil recevrait-il ? Bientôt, il remarqua que les sentinelles s'agitaient, mais Croc continua d'avancer. Arahael était jeune, et il était ... anxieux. Il savait se battre, plutôt bien, mais il n'était pas venu pour ça. Croc continuait d'avancer, marchant de son pas à la fois lourd et puissant. Se balançant légèrement sur le dos musclé de son unique compagnon, Arahel arriva finalement à portée de lance. Là, deux gardes haradrims lui firent halte, lui demandant qui il était, et ce pourquoi il était venu.

« Je suis Arahael Imrazôr, et voici Croc. » Ce disant, il tapota l'épaule du Warg, qui lâcha un grognement menaçant. Les gardes serrèrent leurs lances avec plus de vigueur, comme s'ils craignaient le prédateur. Une ombre de peur passa sur leurs visages. « J'aimerais parler à votre commandant, quel qu'il soit. »
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MessageSujet: Re: CHAPITRE I — cette ombre du Mordor.   Dim 15 Avr - 16:26

cette ombre du Mordor
« chapitre I »
Nienor lança un regard amusé à sa dame de compagnie agenouillée non loin, penchée sur un plan de carottes. La reine tendit la main, attrapant un navet qui dépassait du sol. Autour d'elle, sur une petite parcelle qu'elle avait obtenue de son époux, Nienor faisait pousser quelques légumes. Elle avait toujours adoré cuisiner et son statut de reine du Rohan n'avait rien changé à cela. Depuis des années qu'elle gouvernait le Rohan aux côtés de son époux, Nienor n'avait jamais perdu ce lien avec la nature, cette puissance qu'elle tirait des plantes et des éléments sur lequel l'Homme n'avait aucun contrôle. Elle ne se sentait parfaitement en vie que lorsqu'elle chevauchait à grand galop sur les larges étendues du Rohan, ses cheveux bruns flottant derrière elle sous les assauts du vent. Si les verdoyants Monts Brumeux de son enfance lui manquaient, elle avait trouvé un excellent lot de consolation dans ces chevauchées sur les terres de ce royaume qu'elle avait appris à aimer comme le sien. Et elle avait fini par se faire le serment de protéger le Rohan contre toute attaque extérieure, au péril de sa propre vie. Faire son devoir de reine, en somme.

« Dame Nienor ! » s'exclama la dame de compagnie en pointant du doigt le campement des Haradrims, installé depuis quelques jours aux portes d'Edoras. « Dervel, cela fait plusieurs jours qu'ils sont là » fit remarquer Nienor sans relever la tête de son plan de navet qui lui faisait de la résistance. Elle s'arquebouta et tira de toutes ses forces. Le plan et les racines s'arrachèrent de la terre, Nienor se retrouvant sur son séant, dans la terre. Riant aux éclats, la reine se redressa et s'approcha de Dervel qui continuait de lui montrer les portes de la ville, que le petit jardin surplombait. « Que vois-tu donc de si intéressant ? » demanda-t-elle avant de voir quatre silhouettes quitter le campement et pénétrer dans Edoras, marchant en direction du palais royal. « Dervel, apporte ceci aux cuisines et retrouve-moi dans ma chambre. Dépêche-toi » dit Nienor en tendant son panier plein de légumes à sa dame de compagnie qui se pressa de rentrer au palais. La reine regarda les quatre étrangers monter vers le palais puis disparaître dedans, après avoir été désarmés par les gardes de la porte. Nienor ramassa le bas de sa robe et courut jusqu'au palais, rejoignant rapidement sa chambre où Dervel la retrouva. Elle retira sa robe de tissu grossier marron et enfila une tenue plus appropriée à la réception d'étrangers dans la Salle d'Or. Une splendide robe d'un bleu froid aux reflets d'argent. Un présent de sa mère. Elle détacha le peigne d'os qui retenait ses cheveux et les laissa tomber en boucles sur ses épaules. Dervel versa de l'eau dans un bassin, où elle se lava les mains, en retirant la terre qui maculait ses ongles. Puis, lorsqu'elle fut prête, elle prit la direction de la salle du trône, traversant le palais, croisant des domestiques qui se baissèrent à son passage. Elle atteignit la salle du trône. Les quatre hommes s'étaient agenouillés devant son époux. Un long silence régnait, faisant frissonner Nienor. Le calme avant la tempête ? Elle avait entendu parler de l'arrivée de ces légions venues du Mordor. Mais voir leur ambassadeur dans la salle du trône, aux pieds de Lorgan, lui faisait craindre le pire pour son royaume, son peuple et son mari. L'homme vêtu de sombre se redressa et parla au roi. Le froid de ses yeux n'inspira rien de bon à la reine Rohirrim. Elle attendit que l'étranger ait fini pour s'approcher du trône, prenant place debout à côté de son époux, posant une main douce et emprunte d'amour sur son épaule. Elle n'avait pas le droit de prendre des décisions, ni d'intervenir décisivement dans une décision royale. Et pourtant, elle s'en donnait à coeur joie de mettre son grain de sel dans les affaires de son mari, tant que ses avis pouvaient s'avérer utiles. Lorgan ne gouvernait pas seul le Rohan et cela, Nienor avait la sensation qu'il l'avait bien compris.

Nienor baissa la tête en signe de respect envers les étrangers. On lui avait toujours appris, depuis sa plus jeune enfance, que le respect de celui dont la puissance est inférieure peut gagner plus de batailles que l'humiliation ou les brimades. Elle préféra ne rien dire et laisser à son époux le soin d'intervenir. Les circonstances étaient bien trop périlleuses pour qu'elle tente de donner son avis, même si depuis l'éclosion de cette rumeur, elle avait tenté d'en savoir le plus possible. Si Lorgan avait besoin de soutien, elle serait toujours là. Toujours.
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